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Episode Info:

Envie de vivre en Australie ? De voyager tout en pratiquant votre métier ?

Dans cette interview, retrouvez Sébastien qui après avoir voyagé et travaillé un peu partout dans le monde, a décidé de poser ses valises à Sydney. Son métier : mécanicien vélo.

Vous allez découvrir pourquoi il a commencé à voyager, comment il s’est expatrié en Australie ou comment il a trouvé du travail dans une dizaine de pays à travers le monde.

Écoutez tout de suite l’épisode (51 min) :

Épisode #093 sur l’expatriation de Sébastien en Australie

Pour travailler à l’étranger, il y a généralement deux voies : faire son le même travail que de son pays d’origine ou faire des petits boulots nécessitant peu de compétences. Dans l’interview du jour, on s’intéresse au premier cas, qui n’est pas aussi difficile que l’on peut penser.

Sébastien a été formé en France pour être mécanicien vélo. Après avoir travaillé en France, il est parti en Australie, puis au Luxembourg, en Allemagne, au Canada ou encore en Nouvelle-Zélande où il a exercé ce métier.

Dans cette interview, on discute :

  • de ses premières expériences professionnelles en France
  • des raisons de partir en Australie pour faire un PVT
  • de ses techniques pour apprendre l’anglais en Australie
  • des différents boulots qu’il a effectués
  • de ses expatriations au Luxembourg, en Allemagne et les autres pays
  • pourquoi il n’arrive plus à travailler en France
  • avec quel type de visa il peut rester vivre en Australie
  • ses conseils si vous souhaitez travailler en Australie

Les liens de l’épisode :

Comment écouter cet épisode ?

Cet épisode dure 51 minutes et vous pouvez l’écouter :

Mécanicien vélo à travers le monde : Le résumé écrit de l’interview

Sébastien vit dans la banlieue de Sydney, à Parramatta, depuis 2015.

Il est originaire de Normandie, a 30 ans. Il travaille dans un magasin de vélo la journée en tant que mécanicien vélo et le soir dans une pizzeria.

De la France au premier voyage en Australie

À l’origine, il a suivi une formation de mécanicien moto, à l’école du Mans. Puis, il est allé à l’INCM à Paris pour suivre une formation de mécanicien vélo en apprentissage (18 mois). Il a travaillé au cycle Saint Honoré, Decathlon La Madeleine puis il était responsable formation à Mondovélo (Sport 2000).

Les débouchés en France sont corrects, mais le mieux est d’aller travailler en Belgique, en Allemagne ou au Luxembourg. Il y a beaucoup d’offres et le salaire est bon.

En 2012 à Lyon, il a rencontré une fille, qui est devenue sa meilleure copine. Comme elle était australienne, il a décidé d’aller la rejoindre.

« J’ai tout planté pour elle, mais ce n’était pas ma chérie »

Il avait 22 ans quand il est parti en Australie.

Avant son PVT, il avait déjà un peu voyagé : Angleterre, Écosse, Irlande. Par contre, il ne parlait quasiment pas anglais. D’ailleurs, quand il a rencontré son patron, il ne comprenait rien à ce qu’il disait. En Australie, il s’est mis à regarder des films en anglais et lire en anglais. Il voulait progresser.

Son autre méthode était de prendre des cours d’anglais dans les bars, en rencontrant des gens ! Pour lui, c’était la meilleure des techniques.

En Australie, il commence par faire les vendanges et la cueillette de fruits, mais ça ne lui plaisait pas vraiment. Il est donc allé rejoindre son amie à Parramatta et il a trouvé un magasin de vélo où travailler dans l’après-midi.

Il gagnait entre 3000 et 3500 dollars par semaine.

Le salaire minimum en Australie est de 18,75 dollars par heure.

Dans le milieu du vélo, avec un bon CV et un bon relationnel, il est possible d’avoir un très bon salaire.

En France, ce travail est souvent rémunéré au SMIC.

La multiplication des expériences à l’étranger

Il a fait son PVT d’un an, puis est revenu en France.

Il a voulu travailler en France, mais n’était plus en phase avec la mentalité française et sa façon de travailler. Il a fait un mois d’essai, a travaillé très dur et a eu l’impression que son patron « profitait » de lui. Comme il avait des copains au Luxembourg, il est parti là-bas en 2013.

Au Luxembourg, il a travaillé dans une équipe professionnelle de cyclisme. Les weekends, ou en semaine, il partait sur les courses de vélo. Il préparait le camion atelier, et était dans une voiture qui suivant la course pour ravitailler ou réparer les vélos.

Il a pu participer à Paris-Roubaix, le tour des Flandres, le tour de France, le tour d’Espagne…

Il est resté 1 an au Luxembourg. Ensuite, il a travaillé à Salzbourg, dans une base de loisirs, en Allemagne, pendant 5 mois.

Ensuite, il a pas mal baroudé : Canada, États-Unis, Mexique, Brésil et il aide des gens dans des magasins de vélo. Parfois, il était payé, parfois il avait le logement offert. Comme une sorte de workaway/helpx.

Les années 2013/2014 représente pour Sébastien de beaux moments et il a beaucoup appris.

Retour en Australie

Ensuite, il est revenu en France, il travaillait pour Intersport pour former des mécaniciens, mais n’était pas spécialement heureux, et avait une « impression de se faire chier. »

Il a démissionné, puis s’est envolé pour l’Australie pour 3 mois. Il y trouve du travail, ainsi que sa chérie actuelle. En 3 mois, sa vie a complètement changé.

Ensuite, il part en PVT en Nouvelle-Zélande, de janvier à novembre. Il a travaillé dans un vignoble pendant 4/5 mois, puis une auberge de jeunesse où il était à la réception. Il a aussi fait guide touristique dans la haute saison. Puis il a travaillé dans un magasin de vélo dans la région de Nelson.

Ensuite, il est reparti en Australie en novembre 2016, où il est resté jusqu’à présent.

Sa nouvelle vie australienne

Pour rester en Australie, il fait des visas étudiants. Tout d’abord dans une école d’anglais, puis dans une école de management de sport. Pour avoir ces visas, il est passé par l’agence « study bird ».

École TAEF : 5 jours par semaine : 1900 dollars par semestre.

Prix du visa : 1000 dollars.

C’est assez simple d’avoir un visa étudiant, mais il y a pas mal de restrictions. Par exemple, on ne peut pas travailler plus de 20 heures, soit 400 dollars par semaine. Il y aussi un plafond de salaire, environ 1000 dollars max par semaine.

En ce moment, il essaye d’obtenir le « partner visa » avec sa copine. Avec ce visa, il pourra avoir une meilleure, obtenir la medicard (carte vitale), et d’avoir un travail normal.

Ce visa est cher à obtenir. Sébastien a déjà dépensé plus de 10 000 dollars. Il y a 18 mois de délai, avec un visa temporaire. Le gouvernement demande des justificatifs, des factures, photos, un pacs local… C’est un long processus.

Sébastien se voit vivre en Australie. Il aime la mentalité de travail, il adore le climat, la mentalité des gens, plus ouverts. Le cadre de vie lui plait. Par contre, le gros point négatif concerne la nourriture !

Il a un deuxième boulot : livreur de pizza. C’était son rêve et il l’a réalisé. Il travaille 5 soirs par semaine là-bas.

Les conseils de Sébastien

Foncez ! Il faut y aller, tenter sa chance.

S’il avait écouté les autres voyageurs, il serait resté dans les backpacks à faire des petits boulots dans l’agriculture. Il a osé faire ce dont il avait envie.

« Il ne faut pas vivre avec des regrets »

En soi, les métiers qui existent en France sont pour beaucoup transposables à l’étranger. Comptable, cuisinier… Surtout qu’à l’étranger, c’est souvent plus facile qu’en France.

En Australie, tout est plus simple. Un compte en banque est ouvert en un jour, tu peux travailler en une semaine, quelques minutes pour un numéro de téléphone.

Conseils pour le PVT Australie : ne restez pas dans les grandes villes. Sortez dans les banlieues proches, plus dans les terres. Durant les périodes de Noel, c’est la meilleure période pour faire de l’argent, car les étudiants sont partis.

Mot de la fin : voyagez !

Ouvrez-vous l’esprit. Quand vous montez dans l’avion, laissez la mentalité française en France. Imprégnez-vous de la mentalité du pays et vous serez beaucoup dans votre façon d’être et de penser.

« Il faut s’ouvrir au monde »

Merci d’avoir écouté l’épisode #093 du podcast !

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– Michael

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